Méditation pour ce mardi 24-11-2020

Textes : Ap14, 14-19 ;                           Ps95 ;                           Lc21, 5-11

Après avoir expulsé les marchands du temple, Jésus est chaque jour là à enseigner. Tantôt il s’adresse aux foules, tantôt il s’adresse aux disciples en exclusivité. 

Dans ce passage de l’évangile de Luc, Jésus avertit ses disciples qui admirent la beauté du temple qui venait d’être construit et dont les travaux avaient duré 46 ans. A la vue des belles pierres taillées, imposantes, les apôtres avaient l’impression de voir quelque chose de durable et de solide. Jésus les déconcerte. Tout sera détruit, il ne restera pas pierre sur pierre. En réponse à leur questionnement sur le moment de la destruction, Jésus les met en garde contre ce qui pourra survenir : des gens qui viendront prétendant que c’est lui qui est de retour. Prenez garde, leur dit-il, ne marchez pas derrière eux. 

                   Dans l’évangile de Saint-Matthieu, Jésus affirme qu’il ne connaît pas le jour ni heure. « Nul ne les connaît, pas même les anges des cieux, pas même le Fils, mais le Père seul (Mt24, 36) ». Cependant, il donne des indices, non pas comme des signes avant-coureurs, mais des événements qui pourraient induire en erreur. Parmi ces faits précurseurs, il y aura des guerres entre nations et royaumes, des grands tremblements de terre, des épidémies, des faits terrifiants et des signes grandioses dans le ciel.

Depuis ces paroles de Jésus, tous ces faits se sont succédés. A certaines époques, on a annoncé la fin du monde. Des gourous ont parfois entrainé des gens dans des suicides collectifs. L’avertissement de Jésus reste de mise : « Ne vous effrayez pas ». 

Des faits terrifiants, nous en vivons encore aujourd’hui : des épidémies comme le covid-19, des catastrophes naturelles, des accidents et des guerres, etc. Comment ne pas avoir peur face à tous ces dangers qui risquent d’emporter nos vies ? Où trouver de l’assurance ? 

Par des paraboles, Jésus nous montre comment ne pas perdre pied : « Être des serviteurs fidèles et sensés (Mt24, 45) » ; « Être comme les jeunes filles intelligentes qui ont pris de l’huile de réserve pour leurs lampes » (Mt25, 1-13) ou comme « les serviteurs qui ont reçu des talents de leur maître à faire fructifier (Mt 25, 14-30) ». Jésus nous rassure que la mort ne sera pas la fin de tout. Il nous fait entrevoir qu’il y a une autre vie qui tient à la confiance en lui. « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais (Jn11, 25-26) ». Concrètement pour nous, qu’est-ce que cela veut dire ? Veiller et prier, mettre toute notre confiance en Jésus. Saint André Dung-Lac et ses compagnons (XVIIIe et XIXe siècles), martyrs du Vietnam que nous fêtons aujourd’hui ont été des modèles pour nous. Que l’offrande de leur vie nous stimule et nous aide à trouver notre chemin que le Seigneur nous a montré.

Amen. 

Abbé Emile Mbazumutima

Vicaire à la paroisse Saint-Nicolas de la Hulpe

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