Méditation pour ce lundi 23-11-2020

Textes : Ap14, 1-3.4b-5 ;                       Ps23 ;               Lc21, 1-4

Jésus et ses disciples sont montés de Galilée vers Jérusalem. A l’approche de cette ville, Jésus pleure sur elle parce qu’elle n’a pas reconnu celui qui peut lui donner la paix. Arrivé au temple, il trouve les marchands qui font du temple une caverne de bandits. Il les chasse.  Et chaque jour il va prendre le temps d’enseigner chaque jour au temple.

A un moment, Jésus observe les gens qui mettent leurs offrandes dans le tronc du trésor. Il voit deux choses qu’il fait remarquer à ses disciples deux choses : des riches mettent de grosses sommes dans le tronc de grosses prises sur leur superflu et une pauvre veuve donne deux menues pièces équivalent à tout ce qu’elle a pour vivre. Alors, il fait cette déclaration : en vérité, cette pauvre femme a mis plus que les autres.

Dans la comparaison de Jésus, on voit qu’il fait la comptabilité autrement. Au niveau du chiffre, l’offrande de la veuve est de loin inférieure à celles des riches. Mais, au niveau de la valeur spirituelle, personne n’égale l’offrande de la pauvre. 

En faisant remarquer à ses disciples l’offrande de cette pauvre veuve, Jésus est dans l’admiration et Il la donne en exemple. Il pointe ce qui est plus important quand on fait une offrande : donner avec le cœur et dans la discrétion.  « Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône se fasse en secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra » (Mt6, 3). 

Donner tout ce qu’on a nous rappelle le conseil que Jésus donne au jeune homme riche qui vient lui demander ce qu’il faut faire pour avoir la vie éternelle. « Il te manque une chose ; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis, viens, et suis-moi (Mc10, 21) ».

L’évangile de ce dimanche nous montre les critères qui nous feront accéder au ciel : donner à manger à ceux qui ont faim, visiter les malades, accueillir les étrangers, habiller ceux qui sont nus, etc. Voilà autant de gestes qui ont beaucoup de valeur aux yeux de Dieu. 

Tout cela nous invite à suivre la volonté du Seigneur, à chercher redécouvrir ce qui fait son admiration. Les exemples sont nombreux dans les Ecritures, citons en trois :

  • Le repentir des gens de Ninive à la prédication du prophète Jonas (Mt12, 41), 
  • La quête de la sagesse par la reine de Saba chez le roi Salomon (Mt12, 42), 
  • La foi et l’humilité d’un centurion romain qui demandait à Jésus la guérison de son esclave (Mt8, 7), etc. 

La première lecture du livre de l’Apocalypse de saint Jean nous dit qu’ils sont nombreux ceux qui ont suivi l’Agneau : « cent quarante-quatre mille qui portent, inscrits sur leur front le nom de l’Agneau et celui de son Père (Ap14, 1) ». Ceci devrait nous encourage parce que ce ne sont pas seulement quelques personnes exceptionnelles. La sainteté est une invitation pour tous, sans exception.

Abbé Emile Mbazumutima

Vicaire à la paroisse Saint-Nicolas de la Hulpe

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