Méditation pour ce vendredi 15 mai 2020

Textes : Ac15, 22-31 ;                            Ps56(57)                                  Jn15, 12-17

« Merci à toutes les familles et paroissiens qui ont participé avec tant de coeur et de créativité à la récolte de petits bouquets pour les maisons de repos! Nous en avons distribué plus de 150 dans les maison de repos de la Hulpe! »

« Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». 

Aujourd’hui, le mot commandement est plus compris comme entrave à la liberté. L’idée qui nous vient en premier c’est le commandement militaire pour lequel on s’exécute sans discuter. Mais, ne faudrait-il pas comprendre le commandement de Jésus comme une recommandation si importante qu’il ne faudrait pas la rater d‘aimer pour le moins du monde ? 

Aimer ceux qui nous aiment, ou ceux qui sont sympathiques, ça coule de source, ça va de soi. Aimer ceux qui sont indifférents à notre égard ou qui ne nous aiment pas du tout, voire qui sont méchants envers nous, ça c’est plus difficile. Pourquoi est-ce si difficile ? D’un côté parce qu’il y a en nous des résistances naturelles, dirais-je, qui nous empêchent d’aimer spontanément. D’un autre côté, ne serait-ce pas parce que nous n’avons pas accueilli l’amour de Jésus ? 

Dans la recommandation que Jésus donne à ses disciples, il ne dit pas : « Comme je vous ai aimés », seulement en guise de modèle, c’est aussi parce qu’il nous a donné son amour et que l’amour dont il nous a aimé ne devrait pas rester sans effet. Ce n’est pas un amour à consommer égoïstement, mais c’est un amour à faire fructifier et à transmettre : « Afin que vous alliez et que vous portiez du fruit ». 

La première chose à scruter et à reconnaître, c’est d’abord l’amour de Dieu sur nous. Il faudrait se poser la question : est-ce que je suis aimé de Jésus ? Quels sont les signes qu’il a aimé le monde et moi avec ? Jésus nous a révélé que son Père ne donne pas ses bienfaits à une catégorie de gens parce qu’ils le méritent, mais à tous, sans exception, aux bons comme aux méchants, il fait lever le soleil et pleuvoir la pluie (Mt5, 45). Sans ces deux éléments, nous n’aurions pas de quoi manger et la vie serait vite anéantie. Dieu nous aime parce qu’il nous donne tout ce qu’il faut pour vivre. Parfois il faut travailler un peu, mais tout ce qui est nécessaire pour trouver de quoi vivre nous est donné. A notre tour, nous sommes invités à procurer à ceux qui sont dans le manque ce dont ils ont besoin pour vivre, surtout ceux qui sont dépourvus de la force de travailler parce que : handicapés, parce qu’ ils sont privés de travail et ceux qui sont sinistrés à cause de catastrophes naturelles ou à cause des guerres. 

En révélant à ses disciples ce qui devra les animer en tout temps, il a achevé de leur faire connaître ce qu’il avait entendu du Père et qu’il devait leur transmettre. Désormais, toute la connaissance de vie a été transmise à l’homme. Il ne lui reste qu’à la mettre en pratique. Les signes que cet amour porte des fruits, c’est la joie, c’est la recherche de l’unité là où surgissent des divisions (Première lecture Ac15, 22-31).

S’ouvrir à l’amour de Jésus et le faire rayonner, voilà notre mission. Il nous est donné gratuitement, il nous faut le donner gratuitement. Laissons-le circuler comme le cycle de l’eau qui vient des océans, arrose la terre et retourne après l’avoir rendu capable de donner des fruits.

Amen.

L’amour de Jésus comme le cycle de l’eau

Abbé Emile Mbazumutima

Vicaire à la paroisse saint Nicolas de la Hulpe

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