Trait d’Union « confinement » – 12 mai 2020 N°3

Près de deux mois déjà que le confinement a commencé.

A peine entré dans le temps de carême, voilà que les célébrations n’ont plus pu se vivre.

Mais notre communauté paroissiale est restée bien active.

Commençons par la semaine sainte.

En ce temps de confinement, ou les contacts sociaux sont réduits au minimum comment pouvions-nous marquer cette semaine sainte de 2020 ? Telle était la question posée à l’équipe en charge de la liturgie. Nous nous déplaçons peu mais l’église Saint-Nicolas reste journellement ouverte pour permettre un temps de recueillement, un temps de prière à ceux qui le désirent. D’autre part, les portes du porche étant grande ouvertes pourquoi ne pas y mettre un signe bien visible de l’extérieur, qui marque la liturgie du jour, qui montre que la communauté paroissiale est toujours bien vivante et peut-être interpellera le passant.

Pour le dimanche 5 avril, dimanche des Rameaux une grande branche de sapin traversée par un ruban rouge avec un panneau « Vive Jésus » « Hosanna » était dressée dans le porche. Sur une table des feuilles A4 avec « Hosanna » étaient disponibles afin d’être affichées à la fenêtre chez soi. Comme le peuple de Jérusalem, nous avions l’occasion d’extérioriser notre joie, d’accueillir notre libérateur. « Les foules marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : Hosanna au fils de David » (Mt. 21, 9).

La jeudi, c’est la fête. Jésus réunit ses proches pour fêter la Pâque juive, c’est-à-dire la libération de l’esclavage en Egypte. C’est la fête de l’amour, à travers le pain et le vin Jésus nous donne son corps et son sang, viatique pour nous conduire vers une vie nouvelle. Pour la fête, la table était dressée dans le porche présentant du pain et du vin ainsi qu’une représentation de la dernière scène.

Vendredi, la table était remplacée par une croix, une croix rustique, deux morceaux de tronc d’arbre. L’amour de l’homme conduit Jésus jusqu’au bois de la croix, jusqu’à la crucifixion. C’est l’agneau qui se laisse faire.

Samedi, le silence de la mort se prolonge.

Dimanche, incroyable, Jésus n’est plus au tombeau, il nous a laissé son linceul, il pend sur la croix, il est ressuscité. Dieu plus fort que la mort ! Le mal n’est pas nié, la croix est toujours présente. Jésus nous montre le chemin, nous avons à passer par la mort pour entrer en Dieu.

Jean de Baenst.

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