Méditation pour ce mardi 01-12-2020

Textes : Is11, 1-10 ;                                        Ps71 ;                                                   Lc10, 21-24

Après avoir fait l’expérience d’une première mission d’apostolat, les disciples reviennent tout joyeux donner le rapport de leur mission à Jésus. Ils ont proclamé sa Parole, guéri les malades, chassé des esprits mauvais. Quelle joie pour eux d’avoir accompli ces grandes choses. Cependant, Jésus les interpelle sur le plus important : avoir leurs noms inscrits dans les cieux, plutôt que d’avoir fait des exploits. Ensuite, sous l’action de l’Esprit-Saint, Jésus leur livre un autre « secret ». Son Père a révélé des choses bien plus merveilleuses encore aux tout-petits, par son Fils plutôt qu’aux sages et aux savants. Le Père l’a voulu ainsi. Il les proclame heureux parce que ce à quoi ils assistent, des prophètes et des rois ont désiré y assister. Mais, n’en n’ont pas eu le privilège.

Du coup, Jésus montre aux disciples quelles dispositions il faut avoir pour recevoir la connaissance des mystères divins. A un moment donné, les disciples voulaient savoir qui est le plus grand. Jésus a appelé un enfant et l’a mis au milieu d’eux, en leur disant qu’ils devaient se convertir et devenir comme de petits enfants, pour entrer dans le royaume des cieux (Mt18, 1-4). La révélation de Jésus est venue bouleverser la croyance du moment : dans le judaïsme de l’époque, il était admis que ce sont les scribes, les légistes et les docteurs de la loi qui détenaient la connaissance des mystères de Dieu. Mais voilà que c’est tout le contraire, c’est aux petits, aux gens simples, aux pauvres de cœurs que cette révélation est faite.

L’exigence de l’enseignement de Jésus est telle, que certains pourraient dire : ce qu’Il demande est impossible. Mais, Jésus lui-même a vécu toutes ces situations qui ressemblent à des rêves non réalisables, pour que personne ne puisse prétendre que c’est impraticable. « Jésus qui était de condition divine s’est abaissé (Ph2, 6-11)». Il s’est fait tout petit. Il s’est incarné. Il est né dans une étable. Il a grandi dans des conditions les plus modestes. Il s’est fait serviteur jusqu’à s’agenouiller devant ses disciples et leur laver les pieds. Face à l’injustice et à la violence, il n’a pas engagé la guerre, mais il a été un homme de paix jusqu’à mourir sur la croix. Il a vaincu la mort, il est ressuscité.

Par ce chemin de vie, il a vaincu la méchanceté, la haine, la vengeance, … tout ce qui empêche l’homme d’entrer dans la Vie avec un grand V. Avoir un cœur d’enfant, c’est ressembler à Jésus et c’est ce à quoi il nous invite.

 Lors de notre baptême, nous sommes entrés dans l’intimité du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Nous sommes devenus enfants de Dieu. Nous devrions avoir en permanence conscience de rester attachés à notre Père du ciel, comme les enfants restent attachés à leurs parents. Malheureusement, en grandissant, il nous arrive d’oublier ce qui fait notre vraie grandeur. Nous adoptons des valeurs qui nous éloignent du royaume de Dieu.

La Parole de Dieu nous appelle sans cesse à la conversion pour retrouver notre cœur d’enfant. C’est le secret que Jésus nous livre ici sous l’action de l’Esprit-Saint. En cette période de l’Avent, saisissons ce moment favorable pour accueillir celui qui amène la paix pour le monde.

Amen.

Abbé Emile Mbazumutima

Vicaire à la paroisse Saint-Nicolas de la Hulpe

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