Méditation pour ce vendredi 01 mai 2020

Textes Ac9, 1-20 ;                                              Ps116 ;                                     Jn6, 52-59

Après que Jésus avait annoncé aux foules que celui qui croit en lui a la vie éternelle et qu’il est le pain vivant venu du ciel. Des Juifs se mettent à discuter : « comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? ».  

Cette question rappelle celle de Marie à l’ange Gabriel : « Comment cela se fera-t-il ? ou celle de Nicodème : « Comment cela peut-il se faire ? 

Avec du recul, nous pouvons nous dire aujourd’hui : comment ces Juifs auraient-il pu savoir cela avant de voir Jésus mourir et ressusciter ? Comment pouvaient-ils imaginer de quel genre de pain pouvait signifier son corps et quelle boisson pouvait signifier son sang, sans avoir assisté à la Sainte Cène ?

Pourtant, ils avaient été témoin de beaucoup de miracles, mais cela ne les a pas aidés à faire le sot de la foi. 

Il faut dire que nous sommes prisonniers de l’expérience pour construire nos savoirs. L’apôtre Thomas voulait voir et toucher et dès qu’il a fait cela il s’est écrié : « Mon Seigneur et mon Dieu ». 

Paul ne croyait pas à la résurrection, il persécutait même les chrétiens en refusant que Jésus est le Messie. 

Ce qui a empêché ces Juifs et qui nous empêche parfois de croire, c’est peut-être que nous nous plaçons dans le champ du savoir alors que la parole de Dieu nous amène dans le champ de la croyance, de la foi. Un petit détour par Wikipédia nous dit que « La croyance est le processus mental expérimenté par une personne qui adhère à une thèse ou une hypothèse, de façon qu’elle les considère comme vérité, indépendamment des faits, ou de l’absence de faits, confirmant ou infirmant cette thèse ou cette hypothèse. Ainsi, les croyances sont souvent des certitudes sans preuve ».

 Jésus révèlera à ses disciples comment le croyant pourra manger sa chair et boire son sang plus tard, le jeudi saint. Paul saura que Jésus est le Messie quand il tombera de son cheval et qu’il rencontrera Ananie. L’eunuque éthiopien saura qui est Jésus quand l’apôtre Philippe lui expliquera (Ac8, 35-39). 

 Les choses de la foi, pourrions-nous dire, sont parfois à l’inverse des choses de la science : faire confiance d’abord et puis s’émerveiller ensuite. Jésus l’a souvent dit à des personnes qui risquaient de douter. Il invite Marthe à garder la foi : « Jésus lui dit : Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? (Jn11, 40) » et au chef de la synagogue : « Ne crains pas, crois seulement » (Mc5, 36).

En cette fête de Saint Joseph, une méditation sur sa vie pourrait nous inspirer pour savoir quelle attitude adopter face au message de Dieu. 

Abbé Emile Mbazumutima

Vicaire à la paroisse saint Nicolas de la Hulpe

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