Méditation pour ce jeudi 30 avril 2020

Textes : Ac8, 26-40 ; Ps65 ; Jn6, 44-51 

Jésus a pris l’initiative de nourrir une foule de gens qui venaient l’écouter. Cette foule avait faim des paroles qui sortaient de sa bouche, mais elle avait aussi un creux au ventre bien que ce n’est pas pour cette faim qu’elle était venue. 

Le lendemain, les voilà encore qui cherchent encore Jésus pour avoir encore à manger. Il les invite alors à travailler pour les œuvres de son Père : « croire en celui qu’il a envoyé ». 

Cette foule a été attiré par Dieu vers Jésus. Celui-ci lui a donné les choses essentielles pour vivre : la parole et le pain. Il l’amène ensuite à un niveau supérieur : aspirer à une autre vie, plus belle et plus grande : la vie éternelle. « Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain il vivra éternellement ». 

Autant nous ne connaissons pas l’enseignement que Jésus a donné à la foule avant la multiplication des pains, autant dans cette deuxième rencontre, nous avons le contenu de son enseignement. C’est là qu’il révèle son identité et sa mission. « Le Père m’a envoyé », « Je suis le pain vivant ». En Jésus, c’est Dieu lui-même qui instruit son peuple. Il lui révèle le mystère de la vie qui ne finira pas. 

Cependant, les cœurs de beaucoup de ces gens qui le suivaient n’étaient pas encore mûrs pour recevoir son enseignement, ils vont s’en aller en disant que les mots de Jésus sont trop durs et qu’on ne peut pas continuer à l’écouter. Pierre dira, au nom des disciples : « A qui irions-nous Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle ». L’éthiopien qui quittait Jérusalem (dans la 1ère lecture) avait été attiré par Dieu qui a dépêché l’apôtre Philippe pour lui faire comprendre ce qu’il lisait. Le voilà qui demande le baptême après l’instruction et qui repars tout joyeux. 

Oui, Dieu nous attire de plusieurs manières : par sa parole, au travers de circonstances de la vie, par des gens qu’il met sur nos routes, par notre voix intérieure, à travers la prière, etc. 

Il y a des soifs dans le cœur de tout homme qui ne seront assouvies que par la nourriture adéquate. C’est entre autres à travers le métier à exercer et la préparation qui va avec (les études), l’amour (une épouse, un époux), une vocation, un collaborateur, etc. et le désir d’une vie sans fin. La nourriture adéquate pour ce désir, c’est la parole de Dieu qui engage la vie dans une manière d’être et la communion à celui qui s’est fait pain vivant. 

Des signes nous sont donnés sans cesse, mais, serons-nous assez attentifs pour les reconnaître ? Si nous nous laissons attirer, nous pourrons à notre tour attirer d’autres à Jésus. 

Abbé Emile Mbazumutima 

Vicaire à la paroisse saint Nicolas de la Hulpe

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